Gaia : le ciel en profondeur - Observer Gaia depuis le sol
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Observer Gaia depuis le sol

Aussi étrange que cela puisse paraître a priori, Gaia va avoir besoin de s’appuyer sur un réseau de petits télescopes au sol pour atteindre la précision incroyable de quelques micro-secondes de degrés sur ses mesures astrométriques. En complément des méthodes habituelles de suivi des satellites utilisées par le centre d’opérations de l’ESA à Darmstadt (l’ESOC), l’observation astrométrique du satellite va apporter des données précieuses.

En effet, l’orbite parcourue par Gaia doit être connue avec une très grande précision : 150 m sur sa position et 2,5 mm/s sur son mouvement. Un groupe spécial du Consortium d’Analyse des données de Gaia (DPAC = Data Processing and Analysis Consortium) a été créé dès 2008 : le GBOT, pour Ground Based Orbit Tracking. L’équipe de GBOT doit fournir chaque jour la position de Gaia. Elle s’est exercée en observant les satellites WMAP et Planck, eux-aussi en orbite autour du point de Lagrange L2. Voir aussi Où est Gaia, et Gaia sur son orbite qui illustre comment un satellite au point L2 suit la Terre dans son mouvement orbital autour du Soleil.

Dans ce but, l’équipe a développé toute une infrastructure, des méthodes d’observation et de traitement des données dédiées à ces observations très particulières. Les principaux télescopes impliqués sont le télescope de 2m de Liverpool situé aux Canaries sur l’île de La Palma et le réseau de télescopes "Las Cumbres Optical Global Telescope Network" qui comprend des instruments au Chili, Afrique du Sud, Australie et Texas, auxquels s’ajoute un télescope de l’ESO, le VST au Chili. A partir de 2012, des observations radio à très longue base (VLBI) ont aussi été impliquées.

Un outil développé au SYRTE à l’observatoire de Paris, calcule l’éphéméride de Gaia en orbite, et montre sa position dans le ciel pour différents observatoires dans le monde et différentes tailles du champ de d’observation. Cet outil est accessible ici.

Toutes ces activités sont coordonnées depuis Heidelberg, avec une participation importante de l’Observatoire de Paris où les données sont analysées et archivées.

Voir le blog de Martin Altmann (en anglais).